Científicos chinos identificaron una bacteria que causaría obesidad

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Posigenisto
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Científicos chinos identificaron una bacteria que causaría obesidad

Mensaje por Posigenisto el Miér Dic 19, 2012 7:45 pm

Los resultados de un estudio en ratones presentado por científicos chinos les llevó a concluir que la enterobacteria pudiera contribuir al desarrollo de la obesidad en las personas. El equipo investigador sigue buscando más bacterias que influyan en esta enfermedad.
Un grupo de investigadores de Shanghai identificaron este miércoles una bacteria cuya presencia en los intestinos podría ser la causante de la obesidad y preconizan un cambio de dieta para luchar contra esta enfermedad.

Los científicos de la universidad Jiaotong descubrieron que los ratones que normalmente resisten a la obesidad, incluso cuando comen alimentos con muchas calorías, terminaron engordando al inyectarles una bacteria humana llamada enterobacteria.

Esta bacteria fue hallada en grandes cantidades en los intestinos de una persona con obesidad mórbida que participó voluntariamente en el estudio y por ello los científicos la relacionan con la enfermedad.

De acuerdo con los resultados, los ratones del experimento recibieron inyecciones de esta bacteria durante diez semanas y los resultados demostraron que “podría contribuir al desarrollo de la obesidad en los humanos”, según un artículo publicado en la revista International Society for Microbial Ecology.

Otra persona que participó en el estudio perdió 30 kilos en nueve semanas gracias a una dieta a base de cereales, alimentos medicinales chinos tradicionales y alimentos prebióticos que redujeron hasta un nivel "indetectable" la presencia de la bacteria en sus intestinos, según el estudio.

Uno de los autores de las investigaciones, Zhao Liping, perdió 20 kilos en dos años gracias a una dieta a base de alimentos probióticos fermentados, como el melón amargo, en otro experimento cuyos resultados fueron publicados este año por la revista Science.

Liping dijo que el próximo objetivo del equipo de científicos es ahora identificar más bacterias que influyen en la obesidad.

La Organización Mundial de la Salud (OMS) dio a conocer que los casos de obesidad en el mundo se han más que duplicado desde 1980 y que en 2008 había más de 500 millones de adultos que padecían esta enfermedad en todo el mundo.

http://www.telesurtv.net/articulos/2012/12/19/cientificos-chinos-identificaron-una-bacteria-que-causaria-obesidad-5678.html
http://www.docsalud.com/articulo/4237/hallan-bacteria-que-podr%C3%ADa-causar-obesidad
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granados
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Re: Científicos chinos identificaron una bacteria que causaría obesidad

Mensaje por granados el Miér Jul 30, 2014 9:43 pm

artículo muy interesante en francés "la obesidad, enfermedad de la globalización"

http://www.communisme-bolchevisme.net/analyses_actualite_internationale.htm#35




L’obésité, maladie du mondialisme

9 juin 2014

La semaine passée, un couple de Britanniques du comté de Norfolk a été mis en état d’arrestation, accusé de mauvais traitements envers leur fils de 11 ans qu’ils « auraient laissé devenir obèse ». Relâchés sous caution après plusieurs heures, ils risquent de voir leur enfant placé dans une famille d’accueil. Ce fait divers a eu de nombreux précédents. Peu étonnant quand on sait que le Royaume Uni compte un quart de personnes obèses, le taux le plus élevé des pays Européens. Simple hasard ? Les causes de l’obésité, rarement génétiques, sont avant tout sociales, la qualité des conditions de vie et de l’alimentation étant déterminante. Or la pauvreté, conséquence de plusieurs décennies de politiques ultralibérales, est endémique au Royaume Uni – la moitié des enfants anglais vivront sous le seuil de pauvreté en 2020 et le marché de la restauration en expansion continue. En février dernier, la chaîne KFC a ainsi annoncé qu’elle allait ouvrir 300 restaurants d’ici cinq ans. La situation dramatique que connaissent les Anglais pourrait bien préfigurer ce qui attend les européens : l’obésité ne cesse de progresser sur le continent de même que les inégalités sociales, et la pénalisation de la misère et de ses effets, inspirée par la révolution néo-conservatrice étasunienne, y devient peu à peu la norme.

La fabrique des pauvres

Privatisations à tout crin, baisse des dépenses publiques, monétarisme effréné, réduction du rôle de l’État, déréglementations des salaires et des prix, libéralisation de la finance : le Royaume-Uni est depuis le début des onze années de règne de Margaret Thatcher sous le feu de la politique mondialiste dans ses aspects les plus brutaux. La révolution néolibérale nord-américaine, qui a substitué le Worfare State au Welfare State, a transformé radicalement et rapidement le visage de la Grande Bretagne. Le chômage a fait plus que doubler entre 1979 et 1983, conséquence de la politique de réduction massive des effectifs dans le secteur public. Aujourd’hui, les inégalités sociales y sont plus grandes que partout ailleurs en Europe et la pauvreté s’y est installée durablement. Parallèlement à la dégradation des conditions de vie, l’obésité s’est développée de manière exponentielle : de 1979 à 2013, le pourcentage d’adultes obèses passe de 7 % à 25 % et aujourd’hui plus de la moitié des britanniques sont en surpoids. Les taux d’hospitalisation des 5-19-ans pour l’ensemble des diagnostics liés à l’obésité ont plus que quadruplé en 10 ans et même les bébés ne sont pas épargnés. Si cette tendance se maintient, c’est la quasi-totalité (90 %) de la population britannique qui sera obèse en 2050.

L’obésité, maladie de la pauvreté

L’obésité n’est pas un phénomène individuel mais avant tout social. Pour s’en convaincre, un simple examen de sa prévalence en fonction du niveau social suffit. En France, l’obésité est près de deux fois plus répandue dans les catégories les moins favorisées (16,7 % chez les ouvriers, 16,2 % chez les employés) que dans les catégories plus aisées (8,7 chez les cadres supérieurs), selon l’enquête épidémiologique nationale sur le surpoids et l’obésité 2012. Le revenu est un facteur important. Près d’un adulte sur deux (48,4 %) touché par l’obésité, vit au sein d’un foyer aux revenus inférieurs à 1 200 euros contre 7 % de ceux qui ont un revenu mensuel supérieur à 5 300 euros. 
Le niveau de diplôme est fortement lié aux pratiques alimentaires. Selon l’étude citée plus haut, le taux d’obésité est trois fois plus élevé chez les personnes d’un niveau d’instruction équivalent à celui de l’école primaire (24,5 %) que chez les diplômés d’un 3ème cycle d’études supérieures (7,3 %). Selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), « les plus diplômés sont ceux qui ont l’alimentation la plus saine (plus de fruits et légumes, des apports plus élevés en nutriments des meilleurs indices alimentaires…) parce que ce sont ceux qui s’intéressent le plus aux liens entre nutrition et santé ». L’obésité est bel et bien une maladie de la pauvreté dans toutes ses dimensions – économique, culturelle et sociale – et de plus en plus nettement car ses écarts de prévalence suivant la catégorie sociale tendent à s’accroître. Elle a des conséquences néfastes sur l’état de santé des individus, donc sur leur longévité – contribuant à creuser encore un peu plus les écarts d’espérance de vie entre classes sociales.

Encore et toujours, punir les pauvres.

La réponse des pouvoirs publics britanniques face à cette épidémie est en complet décalage. Elle tient en une formule : sanctionner les victimes. Autrement dit, faire porter aux individus eux-mêmes la responsabilité de leur propre état physiologique ou aux parents celle de leur enfant, sous couvert de « responsabilisation ». Et en épargnant pour le coup le vrai responsable : le libéralisme qui a favorisé à la fois la progression de la pauvreté, les comportements sur-consuméristes et l’essor du marché de l’alimentation low-cost destinée aux pauvres, malsaine et déséquilibrée. Au Royaume Uni, cette éthique de la responsabilité individuelle est poussée à l’extrême : placement des enfants obèses dans des familles ou des structures d’accueil, instauration d’une taxe anti-obésité appliquée aux personnes en surpoids et suppression des aides sociales et des allocations pour les personnes obèses ou en surpoids qui refuseraient de faire de l’exercice. Toutes ces mesures ne peuvent que pénaliser financièrement des populations déjà fragiles, compromettant encore leur accès à une nourriture saine qui, au fur et à mesure que la pauvreté se développe, tend à devenir un luxe réservé à une minorité. Cette politique discriminatoire s’applique jusqu’aux policiers anglais menacés d’une baisse de salaire en cas d’inaptitude physique.

Société précarisée, société sécuritaire

On retrouve avec la pénalisation de la pauvreté et de ses effets physiologiques, les ingrédients d’une culture du contrôle importée des États-Unis qui associe intensification de la surveillance des populations précaires, restauration de la mission punitive du droit pénal et prédominance accrue de la privation de liberté dans l’économie des sanctions. Autrement dit, redéfinir les problèmes sociaux en termes de sécurité publique pour les résoudre par l’usage exclusif de la sanction[1]. Les États occidentaux ont de plus en plus recours au rapport de forces brutal, à la militarisation du discours et des pratiques policières pour tenter de contenir les désordres produits par le développement du chômage, de la pauvreté et de l’insécurité sociale propres au capitalisme post-fordiste. Les dispositifs d’accompagnement social de la période de l’après-guerre sont abandonnés au profit du filet policier et pénal.

Le Royaume-Uni avec ses 4 millions de caméras de surveillance – une pour 14 habitants, ce qui en fait le pays le plus surveillé d’Europe – et ses 85.000 détenus – deux fois plus qu’il y a 20 ans – fait figure de pionnier en la matière. Loin d’être un fait divers banal, cette nouvelle chronique de la misère ordinaire condense à elle seule tous les ingrédients des maux du libéralisme : l’essor de la junk food bon marché, la boulimie sur-consumériste, l’explosion des inégalités sociales – y compris celles devant la mort – et la pénalisation de la misère et de ses effets sociaux. L’industrie agroalimentaire, la grande distribution et la restauration rapide pourront continuer à faire des profits sur le dos des pauvres tandis que les inégalités sociales s’accroîtront toujours plus et que les laissés-pour-compte s’entasseront dans des prisons surpeuplées. Ce qui arrive aux Anglais préfigure ce qui sera bientôt la norme en Europe : des populations malades, précarisées, désaffiliées, paupérisées, coincées entre surendettement et surconsommation et n’ayant pour seul horizon que les dispositifs de prise en charge policière et pénale.

[1] Voir mon livre, La Révolution sécuritaire (1976-2012), Champ social, 2013.





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